NASH, la maladie de l’excès de sucre

NASH est l’acronyme de Non-Alcoholic SteatoHepatitis, soit stéatose hépatique non alcoolique. C’est une imprégnation du foie par les graisses produites à partir du sucre de notre alimentation (d’où l’appellation de maladie du soda).

Pendant longtemps, les médecins ont associé la stéatose hépatique à la surconsommation d’alcool. Leurs patients pouvaient jurer qu’ils ne buvaient pas d’alcool, les médecins ne les croyaient pas. Ce n’est que dans les années 80, avec l’explosion des cas d’obésité, la malbouffe et la consommation excessive de sodas (fortement sucrés) que les spécialistes identifient la NASH. La stéatose peut évoluer vers une cirrhose (cancer du foie). Il n’y a alors pas d’autre alternative que la greffe du foie. Le terrain favorable à la stéatose hépatique non alcoolique (NASH) est associé à l’obésité, au diabète sucré (de type II) et à un excès du taux de triglycérides. Dans 70 % des cas, la NASH ne produit pas de symptômes à part l’augmentation du volume d’une partie ou de la totalité du foie. Comme cette augmentation de taille n’est pas associée à la perception de douleurs, la maladie n’est pas toujours diagnostiquée. Ce qui explique l’épidémie actuelle de cirrhoses.

Foie gras

Le traitement consiste bien entendu a diminuer drastiquement la consommation de sucres, ce qui va, par la même occasion, améliorer la surcharge pondérale. Une bonne gestion de notre poids et de nos habitudes alimentaires semble être la première indication thérapeutique pour faire face à ce fléau qui toucherait 10 % de la population française. Dans cet effort, l’exercice physique est indispensable pour augmenter l’espérance de vie.

La pratique du jeûne semble particulièrement bien indiquée dans la lutte contre la NASH. D’une part, son action va aider l’organisme à démobiliser rapidement le gras qui sature le foie et qui provoque une réaction inflammatoire. Pendant le nettoyage par le jeûne, le foie peut perdre 50 % de sa masse et ce sont les tissus dégradés et malades qui vont être éliminés durant le processus. Après le jeûne, le foie retrouve naturellement sa taille normal. D’autre part, le jeûne peut également aider à réinitialiser l’appétit. Il aide à prendre ses distances envers les saveurs grossières (sucré, gras, salé) et nous ouvre le chemin, nous aide à développer notre désir pour des saveurs plus subtiles et riches (nombreuses épices, herbes aromatiques, légumes, salades…). Le jeune ouvre nos sens du goût et de l’odorat à de nouvelles expériences. Cette pratique ancestrale nous réapprend à privilégier la qualité à la quantité, la curiosité aux habitudes.

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